02/06/2004

Allez GUGA!!

Voilà un petit d'article sur Gustavo Kuerten dit "Guga". Pourquoi? Eh ben parce qu'il est mon chouchou depuis toujours, c'est lui qui m'a donné cet amour que je porte au tennis et à Roland Garros.
 
- "Guga, dessines-moi un coeur..."
 
Kuerten: jamais sans ma terre! (02/06/2004)
© AP
La renaissance de Guga fait rugir de plaisir le central parisien

PARIS Certains l'avaient enterré un peu vite lorsqu'une opération à la hanche droite, début 2002, l'avait condamné au repos forcé. C'était mal connaître Gustavo Kuerten, champion mythique, élu des dieux sur... terre! Revoilà donc au- jourd'hui l'artiste brésilien sous les feux de la rampe. Heureux. Bien dans sa peau. «Entre ce tournoi et moi, c'est une histoire d'amour. Il se passe toujours quelque chose de spécial. Un fluide magique...» dit-il, l'oeil complice.

Cet après-midi, sur ce court central qui l'a vu naître et où il ne veut pas mourir, Guga défiera l'Argentin Nalbandian pour une place en demi-finales. «Ne me demandez pas de pronostic. Depuis le début du tournoi, j'aborde chaque match comme une finale, en priant pour que mon physique tienne...»

A chaque match, ou presque, Guga fait d'ailleurs appel au kiné. A défaut de pouvoir convoquer un prêtre. Mais il gagne. Au gré des tours, il s'est offert les scalps du jeune Espagnol Almagro, de Gilles Elseneer, de Roger Federer et de Feliciano Lopez. Pas mal pour un grand blessé de guerre! «Si cela n'avait été Paris, je serais certainement en rééducation actuellement. Mais c'est le tournoi de mon coeur!»

Ce même coeur qu'il avait dessiné sur le central, en 2001, après son troisième succès à Roland-Garros. «Je l'avais fait spontanément. C'était un symbole. J'espère pouvoir le redessiner...»

Porte d'Auteuil, en tout cas, Guga est un héros. Il reflète ce tennis- samba que l'on a envie de marier avec un verre de caipirinha. «Roland-Garros m'inspire. Ce tournoi me pousse à dépasser mes limites...» dit-il modestement.

Roger Federer, numéro un mondial, peut le confirmer. Simple jouet entre les mains d'une sorte de contorsionniste des courts, le Suisse a vu défiler les jeux comme les vaches, les trains. «Je n'ai jamais trouvé les clés dans son jeu», dira-t-il.

Comme Van Gogh

Mais où sont-elles les clés du jeu de Guga ? L'intéressé le sait-il lui même? Il joue, tout simplement, porté par son humeur impressionniste, avec sa raquette en guise de pinceau. Pour tisser sa toile. Il y a du Van Gogh chez ce Brésilien. L'apparence est nonchalante, le toucher exceptionnel. Et, comme chez les grands peintres, chaque création se fait dans la douleur. Le résultat n'en est que plus beau.

Comme les grands crus, Kuerten se bonifie avec le temps. Le look a changé. Les tenues jaunes et les bouclettes ont laissé la place à un uniforme plus classique et à une coupe sage de premier de la classe. Mais le talent est resté le même. Une amortie par-ci, une volée par-là. Sans l'air d'y toucher. Au bon moment, voilà tout. C'est la griffe du maître.

Et la communion avec le public s'opère naturellement. Ici, Guga fait partie de la famille. On l'aime pour ce qu'il est: un artiste, un vrai, toujours souriant, toujours de bonne humeur. Ce n'est pas un hasard si, cette année encore, il a reçu des journalistes le Prix Orange qui récompense le joueur le plus sympathique du tournoi.

Le Prix Citron, distribué au joueur le moins sympa, a été attribué à l'Argentin David Nalbandian, celui-là même qui affrontera Kuerten cet après-midi. Vous aurez deviné de quel côté penchera le coeur du public. Mais rien ne dit, pour autant, que ce sera suffisant pour permettre à Kuerten d'atteindre les demi-finales...

Mig. T.

© Les Sports 2004


11:06 Écrit par Caro | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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