19/05/2004

Justine ira à Roland Garros

Justine ira à Roland

18 mai 2004

 
Belga 
C'est sûr, Justine Henin défendra son titre dès lundi prochain aux Internationaux de France de tennis à Roland-Garros. Elle l'a annoncé aujourd'hui.

Elle avoue ne plus avoir mis les pieds à Paris depuis sa victoire aux Internationaux de France de Roland-Garros le 6 juin 2003. Mais jeudi, Justine Henin-Hardenne n'y tiendra plus et prendra la direction de la Porte d'Auteuil où la seconde levée du Grand Chelem déroulera ses fastes dès lundi. Avec la tenante du titre.

La numéro un mondial belge a, en effet, confirmé sa participation à Roland-Garros lors d'une conférence de presse, mardi à Beersel. Il fallait que je prenne une décision. Je me voyais mal débarquer à Paris et me demander toujours samedi ou dimanche, si j'allais jouer ou pas. Cette décision, je l'ai prise lundi. Je me sens prête. Je ne suis pas à 100 %, c'est compréhensible au vu des circonstances. Mais je vais là-bas pour me faire plaisir d'abord. Cette décision, je l'ai prise seule, en mon âme et conscience et en faisant abstraction de toute pression. J'irai à Paris en abordant le tournoi comme tout autre rendez-vous. Pas spécialement dans l'optique de défendre un titre à tous prix.

De toute façon, coupe Carlos Rodriguez, son entraîneur, ce titre à Paris, on ne va pas le lui piquer. Elle l'a gagné, on ne va pas le lui reprendre. En arrivant au stade, j'ai dit que j'allais lui montrer la photo où elle soulève la Coupe.

C'est donc avec un manque de compétition, mais avec un état de fraîcheur retrouvé, que Justine Henin-Hardenne s'ajoutera à la liste des prétendantes à la victoire finale, même si elle ne s'estime logiquement pas favorite. Retrouver mon tournoi favori Justine Henin-Hardenne souffrait d'un état de fatigue général et n'avait plus joué depuis le 10 avril et la demi-finale perdue face à la Française Amélie Mauresmo 6-7 (4/7), 7-5 et 6-3 à Amelia Island (Etats-Unis), en ouverture de la saison sur terre battue. Victime d'une infection virale de type cytomégalovirus (CMV), la Namuroise a respecté un mois de repos avant d'être autorisée à reprendre l'entraînement le 3 mai.

Il y a quelques jours, il y avait encore des traces du virus dans mon corps. Mais, à l'heure où je vous parle, c'est peut-être déjà du passé. Définitivement. Le problème est derrière moi, précise la joueuse.

Henin-Hardenne est visiblement soulagée. Sûre de ses choix présents et passés. Je suis à 80 % de mes possibilités. D'ici le premier tour, j'essaiera de grapiller les pourcents qui me manquent. Raison pour laquelle, Pat Etcheberry a débarqué en Europe pour suivre sa championne. Depuis jeudi, le préparateur physique de la numéro 1 mondial la 'teste'. Un jour de travail intense, un jour de récupération depuis jeudi dernier, explique Henin-Hardenne. L'objectif était de voir comment réagirait mon corps à ses efforts physiques. Les sensations sont bonnes.

C'est un challenge inconnu, précise Carlos Rodriguez. Elle n'a que quatre matchs sur terre battue dans les jambes. Mais je l'ai prévenue aussi. Pour aller à Roland-Garros, il fallait trois semaines de préparation. Nous les avons. Maintenant, je ne sais pas comment elle va réagir. Mais en 3 ou 4 semaines, Justine ne peut pas ne plus savoir jouer au tennis. Je veux positiver et me dire qu'elle sera sur ses gardes dès le premier tour. La concentration jouera un rôle primordial. Nous avons essayé de travailler cet aspect aussi. Sans le stress de la compétition, le travail n'est pas le même. C'est elle qui a pris la décision d'y aller. Car il n'y a qu'elle pour savoir ce qu'elle ressent. Elle sait aussi qu'elle peut gagner le tournoi, comme elle peut être battue au premier tour.

Il ne faut rien dramatiser, poursuit Justine Henin-Hardenne désireuse d'évacuer toute pression. J'ai été sortie au premier tour en 2002, j'ai gagné l'an dernier. Je connais les deux scénarios. Le monde a continué à tourner par la suite. Un moment, j'avais peu d'espoir d'aller à Roland-Garros cette année. C'est un peu inespéré, alors autant en profiter. Le gros coup de fatigue et le virus ont été une sorte de signal d'alarme. J'en ai profité pour me retrouver chez moi et me ressourcer. Mentalement, cela a fait énormément de bien. Je suis restée en réalité 15 jours sans toucher une raquette. Puis nous avons décidé de maintenir une activité physique et, de toute façon, je ne me suis pas coupée du tennis. Ce virus-là, je n'en serai jamais débarrassée.

(d'après Belga)  www.sportenligne.be



09:52 Écrit par Caro | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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