06/04/2004

Justine Henin à l'assaut d'une tour!

06 avril 2004

 
La seule manière pour l'instant de voir la numéro un mondiale Justine Henin en Belgique, c'est de se déplacer à Bruxelles, place Madou. Photo Dominique Rodenbach.  

PAOLO LEONARDI

Du haut de son 1,67 m, Justine Henin est une fille imposante. Le classement mondial où elle occupe la première place depuis novembre dernier parle de lui-même. Mais quand la Namuroise se met à mesurer 44 mètres sur 29 (pour un espace de 1.400 mètres carrés) comme c'est le cas depuis près d'un mois sur la tour Madou à Bruxelles (pour son sponsor principal Adidas), on a l'impression qu'elle entre carrément dans notre quotidien.

Pour l'heure, il s'agit également de la seule manière de voir Henin en Belgique. A l'étranger depuis la mi-février, elle a disputé les tournois de Dubaï et de Doha avant d'enchaîner avec deux semaines dans le désert d'Indian Wells avec le succès que l'on sait.

De là, elle a mis le cap sur Saddlebrook, en Floride, où elle vient d'achever sa préparation à la saison sur terre battue qui la verra se produire cette semaine à Amelia Island (Floride) (NDLR : bye au premier tour, elle affrontera ensuite la gagnante du match entre la Thaïlandaise Tanasugarn et la Russe Safina), et la semaine prochaine à Charleston (Caroline du Sud).

L'occasion sera belle, on l'espère, de voir œuvrer la meilleure joueuse actuelle face à celle dont on est resté sans nouvelle depuis huit mois : Serena Williams. Inscrite à Amelia où elle risque tout de même de connaître certains problèmes d'adaptation à l'ocre, l'ex-nº 1 du tennis féminin sait qu'elle ne pourra plus repousser indéfiniment l'explication que tout le monde attend.

Dans la coulisse, ces sauts de puce à l'étranger n'empêchent pas l'entourage de Henin de préparer activement l'avenir en matière de contrats publicitaires.

Au début de cette année, au retour de l'Open d'Australie, on avait pu voir une publicité où Justine vantait les mérites de lentilles de contact mensuelles. Ce contrat porte sur une année et « couvre » la Belgique, la France, l'Angleterre et l'Allemagne.

D'autres dossiers sont sur le feu, à charge pour Pierre-Yves Hardenne, le mari de la championne, et Octagon, sa société de management, de les examiner avec attention.

Parmi les plus brûlants, ceux avec les deux parraineurs belges, Siemens (fin en mars 2005) et Belgacom (décembre 2004). Le sponsoring avec l'Association francophone de tennis (AFT) est lui aussi à l'étude, ainsi que de multiples propositions qui n'arrêtent plus d'affluer. Elles sont, en effet, très nombreuses, expose à ce sujet Pierre-Yves Hardenne. Mais toutes ne sont pas examinées dans le détail.

Faute de temps et aussi d'intérêt, sans aucun doute. Reste qu'à l'heure où l'avance de la joueuse au classement mondial n'a cessé de se creuser sur ses poursuivantes directes, il arrive parfois à son tendre époux d'être surpris par certaines campagnes internationales. Quand nous sommes arrivés à Sydney, un tournoi sponsorisé par Adidas, nous avions été surpris de voir des photos de... Lleyton Hewitt, Mark Philippoussis et Kim Clijsters sur les voitures officielles !, poursuit notre interlocuteur. L'erreur fut corrigée en cours de compétition mais la semaine suivante à l'Open d'Australie, qui avait décidé de s'appuyer sur des dessins des stars style bande dessinée pour faire sa promotion, là aussi j'ai été interloqué par le fait que les deux joueuses mises en avant s'appelaient Serena Williams (qui ne s'est finalement pas alignée) et Clijsters (en raison de sa grande popularité aux antipodes), et non Justine qui était pourtant déjà nº 1 mondiale. J'ai lu aussi quelque part qu'en matière de publicité, Justine ne serait jamais une Steffi Graf ou précisément une Clijsters. Franchement, je suis étonné même si je reconnais que lorsque nous avons signé avec Adidas, nous nous sommes rendus compte que nous venions d'un petit pays comme la Belgique et non des Etats-Unis.

Et l'homme de répéter ce qu'il a déjà dit par le passé : Dans le domaine publicitaire, on se débrouille plutôt bien...

Du côté de Wépion, on se débrouille tellement bien qu'on n'écarte plus la possibilité aujourd'hui de s'écarter un tant soit peu de l'ancrage belge (représenté jusqu'ici par Siemens et Belgacom) si les discussions en cours ne débouchent pas sur des accords jugés convenables par les parties concernées. Un gros contrat international permettrait de véhiculer l'image de Justine hors de la Belgique. De plus, les sommes d'argent consacrées seraient telles qu'il y aurait un meilleur investissement sur le développement du produit, intervient encore Pierre-Yves Hardenne, lequel ajoute qu'il accueillerait favorablement une offre du secteur bancaire.

Tout cela dans l'attente du « choc » tant attendu, à Amelia Island ou ailleurs. Car Justine Henin le sait mieux que quiconque : son image, et l'intérêt financier qu'elle peut en retirer, passe avant tout par des résultats.•



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11:56 Écrit par Caro | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Place madou Ah oui je me rappelle je suis passé à côté il y a un mois!!!!!!!
De près c'est superbe!!!!!

Écrit par : friTe | 06/04/2004

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